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Il faut demander plus à l'impôt

et moins aux contribuables

 

Alphonse Allais

 

Outil fiscal

Les contributions incitatives sont des micro-taxes payées sur les activités polluantes. L'argent récolté permet aux plus démunies d'investir dans les transitions écologiques et énergétiques. 

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Mardi 10 avril 2012 2 10 /04 /Avr /2012 06:40

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La parution du livre de Laurent Mauduit "les imposteurs de l'économie" est l'occasion d'un salutaire débat sur la place de ces experts médiatiques dans l'opinion publique française.

 

On peut, en toute légitimité, se poser la question suivante : leurs (multiples) activités ne signifient-t-elles pas des conflits d'intérêt, déontologiquement inacceptables?

Car ces experts sont en général des fonctionnaires payés par l'Etat pour donner des cours dans les grandes écoles françaises. Leur salaire de fonctionnaire ne représente qu'une part minoritaire de leur revenu. Un professeur d'Université gagne, net, entre 50 000 et 80 000 euros par an. Or, l'un de ces "grands" économistes, accusés par Mauduit d'en gagner 2 millions par an, grâce à ses revenus d'administrateurs et d'actionnaires de grande entreprise, se défend en (r)assurant n'en gagner que 200 000 euros.

 

Restons sur ce chiffre et mesurons-en les conséquences. Avec un revenu pareil, un citoyen français -économiste de son état- n'a pas besoin de la solidarité nationale pour se payer une femme de ménage pour son appartement parisien, il n'a plus besoin de la solidarité nationale pour payer une aide-ménagère pour sa vieille mère impotente, il n'a plus besoin de la solidarité nationale si, par malheur, son grand fils se retrouve au chômage, il n'a plus besoin de l'Education Nationale pour sa fille cadette, il peut lui payer une école privée. 

Avec 200 000 euros par an, on peut en mettre un quart de côté chaque année. En les plaçant avec intelligence (c'est-à-dire avec un bon avocat fiscaliste) on peut s'assurer, dans quelques années, un revenu qui va dépasser sa retraite de professeur d'université.

 

Or, quand nous écoutons d'une oreille distraite, nos économistes sur-médiatisés, que disent-ils? "Nos" impôts sont trop élevés, "nous" payons trop de charges sociales, ...

Nous les approuvons souvent par paresse intellectuelle : car, nous ne comprenons pas qu'ils défendent leurs intérêts propres. Ils n'ont pas besoin de la solidarité nationale car leurs revenus leur permettent de s'en affranchir.

 

La déontologie des fonctionnaires est claire: ils sont au service de l'intérêt général. Ils doivent défendre l'intérêt de la majorité de leur concitoyens. Or, quand ces économistes défendent la baisse des charges sociales, ils défendent des politiques qui vont avoir pour conséquence la réduction des retraites, des allocations chômages, de l'assurance-maladie, distribuées au plus grand nombre. Ils défendent donc des politiques qui vont à l'encontre de l'intérêt général. Clairement, leur position les met dans une situation de conflit d'intérêt qui devrait les amener à choisir entre leur travail de professeur d'université et celui d'experts au service de grands groupes économiques. 

Aujourd'hui, quand un fonctionnaire "normal" veut intervenir quelques heures, hors de son service, il doit remplir une autorisation de cumul, qui peut être refusée par sa hiéarchie. Normalement, ces activités annexes doivent le rester et ne peuvent représenter une importance comparable à l'activité principale du fonctionnaire.

 

Mrs Cohen, Pastré et consorts, remplissez-vous une autorisation de cumul? Faut-il une loi  pour exiger de vous que vous choisissez entre vos activités "publiques" et vos activités "privées"?

Communauté : Ecologie et Environnement
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