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Alphonse Allais

 

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Dimanche 9 janvier 2011 7 09 /01 /Jan /2011 08:48

 

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L'Université française, dans son fonctionnement, est-elle adaptée à l'évolution du monde moderne? La recherche universitaire est particulièrement absente d'Internet. Quelques réflexions sur cette question.

J'ai souvent vanté, sur ce blog et ailleurs, le travail d'Olivier Danielo, auteur du blog Objectif Terre, qui reste une référence pour moi. Olivier est probablement, aujourd'hui, l'expert français qui connaît le mieux les énergies renouvelables et les véhicules électriques, il a écrit près de 3000 articles sur la question. Et pourtant, il s'agit d'un "petit" professeur de Sciences et Vie de la Terre travaillant dans le secondaire.

Cette anecdote est intéressante car elle prouve que, dans le domaine de la connaissance, les anciens habitus universitaires ne sont plus adaptés à un monde qui va visiblement trop vite pour le système universitaire actuel. 

Aujourd'hui, on peut légitimement se poser la question de savoir si l'Université est le meilleur système pour produire du savoir de qualité, suffisamment réactif à l'évolution foisonnante de nos sociétés et à sa complexité croissante.

Le cloisonnement des disciplines, la rigidité des diplômes sont des freins importants.  On pourrait en trouver pleins d'autres, mais je voudrais plutôt insister sur l'angle épistémologique du problème.

Gaston Bachelard, posant les bases d'une démarche scientifique rationnelle, explique que le savoir scientifique doit se donner les moyens de sa réfutabilité. C'est à dire, que la communauté scientifique doit avoir la possibilité de connaître tous les éléments d'une recherche pour pouvoir, éventuellement, réfuter et contredire celle-ci. Cette "publicité", qui peut l'offrir, de manière plus sûr et efficace, qu'Internet? Doit-on-attendre la publication dans une revue papier intimiste spécialisée pour pouvoir juger de la qualité d'un travail intellectuel?

Or, quand on parcours le Net, on est frappé par l'inexistence du monde universitaire francophone. Comme si, les universitaires, pour se trouver une légitimité interne, devaient démontrer qu'ils n'étaient pas descendus dans l'arène d'Internet. Comme si il devait rester "entre eux" pour exister , pour devenir crédible professionnellement. 

Combien de temps cette démarche sera-t-elle acceptable? Pourra-t-on la maintenir longtemps si on veut devenir reconnu sur un savoir particulier?

Autre exemple, plus égoïste, il existe un chercheur français universitaire travaillant sur la fiscalité environnementale. Petite devinette : cherchez-le sur le net ! Bon courage !


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