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Il faut demander plus à l'impôt

et moins aux contribuables

 

Alphonse Allais

 

Outil fiscal

Les contributions incitatives sont des micro-taxes payées sur les activités polluantes. L'argent récolté permet aux plus démunies d'investir dans les transitions écologiques et énergétiques. 

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Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 15:26

 

autocontribution

 

Le somment du G20 de la semaine dernière à Cannes fut un nouvel échec du multilatéralisme. Dans un contexte de crise des dettes européennes, l'instauration d'une taxation des flux financiers se révèle de plus en plus nécessaire. Mais comment y arriver? Voici une proposition simple, concrète et facile à mettre en oeuvre pour sortir de l'impasse dans laquelle les pays européens se sont fourvoyés.

 

Que faire de l'argent récolté par une éventuelle  taxe Tobin sur les transactions financière? La majorité de ses partisans défendent son usage au profit des pays sous-développés. Mais s'agit-il vraiment d'une bonne idée? Les pays dont l'économie a émergé dans la dernière décennie ont peu profité de l'aide internationale (Chine, Inde, Brésil) alors que ceux qui en ont le plus bénéficié (Afrique de l'Ouest, Afghanistan)  n'arrivent pas à décoller.  Ne serait-il pas préférable alors de consacrer cet argent au remboursement de nos dettes d'Etat?

 

Aujourd'hui, la totalité des recettes de l'impôt sur le revenu ne suffit pas à payer les intérêts de la dette de l'Etat français. Autrement dit, nos impôts servent exclusivement à enrichir les détenteurs d'obligations. Il paraît légitime que la contribution minime demandée sur les flux financiers servent à réduire la charge de la dette en rachetant celle-ci.

Il vient de paraître un rapport de l'ONG Unitaid qui montre tout l'intérêt de cette démarche : ce texte démontre en effet que, contrairement aux idées répandues, la taxe Tobin n'est ni complexe à mettre en oeuvre, ni négligeable. Elle rapporterait, pour la France, environ 12,5 milliards d'euros par an, soit l'équivalent d'un plan d'austérité de rigueur. De plus, son instauration par un pays n'aurait pas d'incidence sur son économie: avec un taux très faible, les investisseurs ne vont pas réduire outre mesure les volumes de transactions.

 

En réalité, le premier pays qui décidera unilatéralement de l'instaurer disposera d'un avantage comparatif indéniable sur les autres Etats. Il verra en effet son triple A conforté par la diminution programmée et importante de sa dette. Dés lors, les autres pays lui emboîteront le pas. Rapidement ce regroupement de pays pourra peser de son poids face à la finance internationale. Les pays les plus libéraux qui refuseront d'y rentrer seront doublement en difficulté : ayant réduit leurs impôts et n'ayant plus de ressources propres, ils seront en banqueroute alors que les Etats qui auront instauré une politique volontariste, avec une taxe Tobin diminuant leurs dettes, pourront mettre en place des politiques de relance économique.

Conclusion : il faut espérer que les pays européens comprennent rapidement où sont leurs intérêts : une taxe Tobin, instaurée par la France en 2012, pourra réduire la dette de l'Etat et relancer notre pays.

 


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