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Il faut demander plus à l'impôt

et moins aux contribuables

 

Alphonse Allais

 

Outil fiscal

Les contributions incitatives sont des micro-taxes payées sur les activités polluantes. L'argent récolté permet aux plus démunies d'investir dans les transitions écologiques et énergétiques. 

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Un résumé de la pensée de l'auteur sur la crise écologique 
6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 08:12

 

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Dans la situation de crise dans laquel nous sommes plongés, de nombreuses copropriétés ont de plus en plus de mal à recueillir les charges nécessaires pour payer des frais qui ne font qu'augmenter. De nombreux copropriétaires sont en difficultés financière et ont du mal à payer des frais qui ne sont pas prioritaires pour eux.

Les copropriétés sont donc à la recherche de sources annexes de revenus qui leur permettent de boucler leur budget. Quand la situation de l'immeuble permet une visibilité intéressante (devant une autoroute par exemple),  on accepte l'installation de panneaux publicitaires. Certaines copropriétés acceptent aussi l'installation d'antenne-relais pour la téléphonie mobile, ce qui leur rapporte environ 9000 euros annuellement mais pose de graves problèmes de santé publique pour les occupants de l'immeuble et le voisinage.

Il existe alors une autre possibilité qui est amener à se développer: c'est l'installation de sources de production d'électricité sous forme d'énergies renouvelables.

Passons rapidement sur le photovoltaïque car la surface de toits, certes conséquentes, n'est finalement pas très élevé par rapport au nombre d'occupants.

Le petit éolien est davantage intéressant car les copropriétés disposent de toits en hauteur susceptibles de les accueillir. Quand on parle de petit éolien, on pense naturellement à des éoliennes à axe horizontale comme les grandes éoliennes. Il est préférable d'utiliser des éoliennes à axe verticales, elles sont silencieuses, tournent plus lentement et captent le moindre souffle de vent.

Un autre avantage du petit éolien installé sur les immeubles, c'est l'utilisation de l'effet venturi. De quoi s'agit-il? On sait qu'un vent, passant dans un passage reserré (entre deux montagnes par exemple), accélère de manière importante comme peut le constater un randonneur atteignant un col en montagne.

Dans un environnement urbain dense, il existe donc des situations particulières où le vent est plus important. Par exemple, sur le toit d'un immeuble plus petit que ces deux voisins. Cet effet venturi permet d'utiliser non seulment les toits mais aussi certains murs aveugles correctement exposés sur lesquels on pourrait installer des éoliennes sous forme de colonnes captant l'accélération du vent dominant sur son passage. L'entreprise américaine Windspire est celle qui a été le plus loin dans la promotion de ce concept promis à un bel avenir. Les rares entreprises françaises qui se sont lancés dans ce secteur ont mis la clé sous la porte à cause d'une réglementation qui condamnait leur activité.

 

windsurf2.jpg

Certes, les esprits chagrins auront beau jeu de nous dire que le petit éolien n'est pas assez rentable et aussi efficace que d'autres moyens de productions électriques. Comme si un produit innovant et encore peu diffusé pouvait être jugé avec les prix actuels alors qu'il faut envisager ce qu'il deviendra quand il sera vendu en masse à un prix beaucoup moins élevé.

Il faut surtout dire que la France a pris un énorme retard dans ce domaine. Elle se prive ainsi d'une source de revenus important. Elle prive surtout les copropriétés d'un revenu,  socialement important pour ses habitants.

Conclusion: l'élection présidentielle, en France, est l'occasion, dans un contexte de crise, de chercher de nouvelles solutions sociales et économiques à nos problèmes. Il faut trouver des solutions qui ne préservent pas uniquement les intérêts des grands groupes multinationaux. Favoriser le petit éolien est un moyen simple de développer l'économie locale et de trouver de nouvelles ressources pour les citoyens qui sont, bien souvent, des copropriétaires. 

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commentaires

Armand 06/11/2011


Les exemples sont rares et la rentabilité financière (puisque cet aspect est abordé) ne semble pas évidente. Mais la question est à étudier.

Voir : http://www.areneidf.org/fr/Energie-140.html?idRubrique=20019
et chercher "Des éoliennes dans l'urbain".

Le solaire photovoltaïque semble plus simple et prometteur, non seulement en toiture mais aussi en façade pour les parties supérieures des immeubles, selon la configuration des lieux. De nombreux
exemples existent. Ensuite, il faut trouver un promoteur (finançant l'opération) à qui louer les surfaces.

A Paris, l'irradiation solaire est de 1.060 kWh/m2 (1.200 à Lyon, 1.540 à Marseille). L'électricité produite à Paris est de 870 kWh par kWc (kilowatt crête) en toiture et 595 kWh/kWc en façade
(bien orientée).
Une installation de un kilowatt (crête) correspond à huit mètres carrés de panneaux photovoltaïques de qualité moyenne (rendement de 12%), dont la durée de vie est supérieure à trente ans (la
production baisse un peu après 20 ans).

Etude sur le photovoltaïque de IEA-PVPS et EPIA dans 41 villes de 26 pays :
http://www.eupvplatform.org/fileadmin/Documents/Brochure-indicateurs_26_pays.pdf (5,0 Mo)

Voir aussi :
http://re.jrc.ec.europa.eu/pvgis

et aller sur la carte "Europe" de "Interactive access to solar resource and photovoltaic potential" pour connaître l'insolation et la production possible pour chaque lieu précis en Europe.

Voir d'autre part :
http://energeia.voila.net/solaire/baisse_prix.htm

pour avoir une idée des tarifs d'achats de l'électricité photovoltaïque au cours des prochaines années.


Pierre 07/11/2011


Je me permets de corriger, il existe bien quelques fabricants français qui fonctionnent plutôt bien : Noveol, Eoltec, Nheolis, etc.

bien à vous.


plomberie paris 13eme 30/01/2015

J'apprécie votre blog , je me permet donc de poser un lien vers le mien .. n'hésitez pas à le visiter.
Cordialement