Partager l'article ! Faut-il vraiment choisir entre le thon rouge et les pêcheurs?: Avec le maintien de la pêche au Thon Rouge, il semble que les pêcheur ...
Il faut demander plus à l'impôt
et moins aux contribuables
Alphonse Allais
Les contributions incitatives sont des micro-taxes payées sur les activités polluantes. L'argent récolté permet aux plus démunies d'investir dans les transitions écologiques et énergétiques.

Avec le maintien de la pêche au Thon Rouge, il semble que les pêcheurs aient gagnés et que le poisson ait perdu. Les premiers disent qu'ils vont pouvoir continuer à vivre, en oubliant que,
la ressource se raréfiant, ils sont condamné à mourir. Les écologistes sont furieux ou catastrophés: ils auraient préférés laisser les pêcheurs au port avec leurs dettes ou les indemniser à perte
avec l'argent public.
Cette dichotomie est absurde. Il n'y a, dans cette affaire, que deux certitudes : continuer comme cela, c'est détruire le stock de thon rouge et ruiner les pêcheurs à terme. Mais arrêter
tous serait une catastrophique économique.
Il faut donc sortir de ce cycle infernal : comment?
-En se donnant les moyens de sortir de l'économie de "chasse et cueillette" de la pêche qui, à l'ère des bateaux-usines, détruisent successivement les différents stocks de poisson.
-En ne jouant pas l'homme contre le poisson. En trouvant alors d'autres usages pour ces pêcheurs condamnés

La montée en puissance de l'économie verte suppose la mise en exploitation d'une partie des littoraux pour y installer des
éoliennes flottantes et des hydroliennes utilisant l'énergie des marées et des vagues. Comment installer et entretenir ces installations?
Ces installations pourront être équipées spécialement pour favoriser la fixation d'organismes marins et contribuer à enrichir la biodiversité locale. On pourra, dans ces zones, installer de la pisciculture en
pleine mer. On passera alors d'une économie de la mer de la cueillette à une économie de culture mêlant ressources électriques et ressources halieutiques.
Les pêcheurs pourront devenir les exploitants de ce paysage, entretenant les machines et exploitant la vie marine qui s'y fixera. Ils deviendront les agriculteurs de ces portions de mer
et leurs coûteux bateaux seront leurs tracteurs.
Les pêcheurs pourront se reconvertir et sortir de la spirale infernale dans lequel ils sont entrés : aller chercher du poisson de plus en plus loin dans des bateaux de plus en plus gros et chers.
Ils pourront équipés leur bateau de propulsion hybride ou avec une propulsion complémentaire à la voile.
Comment financer ces changements ?
En instaurant une contribution incitative pêche : prélevé sur le poisson consommé, elle permettra de financer la mutation des pêcheurs. Parallèlement, d'autres contributions sur les énergies
fossiles financeront les installation de production électrique en pleine mer.
Les pêcheurs doivent pouvoir continuer leurs activités économiques dans le cadre de la montée en puissance d'une économie verte : pas de concurrence mais de la complémentarité
!
