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et moins aux contribuables

 

Alphonse Allais

 

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Dimanche 26 février 2012 7 26 /02 /Fév /2012 08:57

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Jean-Pierre Dupuy, le philosophe, auteur d'un ouvrage remarqué en 2002 "Pour un catastrophisme éclairé" vient de sortir, aux éditions Fammarion, un livre intitulé "l'avenir de l'économie, sortir de l'économystification". Pour ne pas le dévoyer, on ne résumera pas un ouvrage aussi riche. On peut, cependant en relever quelques idées forces.

"L'économie contient la violence, dans les deux sens du verbe contenir". Si Jean-Pierre Dupuy s'attaque au mythe du libéralisme triomphant, c'est aussi pour rappeler le rôle pragmatique de l'économie. Elle joue un rôle régulateur dans le fonctionnement des sociétés. Il y a donc une véritable absurdité à voir les "marchés" prendre la main dans nos sociétés démocratiques: elles doivent rester l'instrument du politique et non le contraire.

Dupuy démonte ensuite le concept de marché, montrant que la "dictature des marchés" est une expression vide de sens. Les "marchés" ne forment pas une entité rationnelle mais plutôt un conglomérat d'acteurs ayant -chacun- leur propre logique.

Voir les marchés comme le grand régulateur invisible, ou comme le grand dictateur invisible  relève de la même vision mystificatrice : l'ultra-gauche et l'ultra-droite se rejoignent dans la même erreur.

Ce qui manque aux certitudes des économistes et autres experts, qui occupent le terrain médiatique, c'est une vision du monde dans sa globalité qui sorte de "l'économystification".  La croissance n'est pas une obligation in-discutable, mais plutôt une nécessité fonctionnelle pour l'homme et les sociétés qui cherchent toujours le dépassement. Les "risques" ne sont pas des variables à intégrer dans les bilans financiers mais la catastrophe environnementale planétaire est une réalité qu'il va falloir accepter si nous voulons la vaincre.

 

En restant au degré zéro de l'économie, l'opinion publique voit passer les trains des crises à répétition. Telle une vache broutant dans son pré, elle croit que cela ne la concerne pas.

 

Ce que propose Dupuy est simple : il faut remettre l'avenir au centre de nos préoccupations. Avoir une vision qui intègre tous les risques et toutes les espérances pour pouvoir mener une véritable politique qui nous sorte de la tempête dans laquelle nous sommes rentrés.

Dans un autre ouvrage, Dupuy avait développé des faits bien connus des historiens : c'est parce que les Soviétiques et les Américains ont touché du doigt la catastrophe qu'ils ont pu réagir et se donner les moyens d'éviter la guerre nucléaire. La planète entre dans une tempête multifactorielle : faut-il que nous touchions le fond pour pouvoir réagir?

 

Allons encore plus loin que Jean-Pierre Dupuy: le Politique, au sens noble du terme, n'a pas, n'a plus cette vision de l'avenir. Il lui faut retrouver les moyens et les outils de se projeter sur le long terme. Il lui faut retrouver des leviers d'actions que la mondialisation et la complexité croissante lui ont fait perdre. 

Or, quel est le levier d'action qui permet cette projection sur l'avenir et cette prise en compte de la variété des problèmes rencontrés? La fiscalité. Mais une fiscalité rénovée qui re-devienne au service des peuples et de l'action publique. Et non la fiscalité à l'ancienne qui prend à tous, sauf à ceux qui ont assez de puissance pour y échapper, une fiscalité dont les ressources soient strictement au service du bien commun, qui n'aille pas se perdre dans les méandres d'une dette publique incontrôlable.

C'est tout l'enjeu du site innovation politique/fiscalité environnementale que de proposer des réponses concrètes à nos crises, des réponses qui contiennent à la fois l'économie, l'avenir, l'environnement et les sociétés. Des  réponses qui pourront participer à la recherche de solutions,  ... quand les politiques se décideront à agir sur notre avenir ! Pour que nous ne mangions pas nos enfants!


 

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