Mercredi 3 mars 2010
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Je ne peux m'empêcher de rapprocher cet article de celui que j'ai réalisé sur l'électricité verte est un luxe à partir de l'interview de Jacques Percebois,
professeur d'économie de l'énergie à l'Université de Montpellier.
Il s'agit des deux faces du même problème:
-d'un côté des Etats qui, pour développer le photovoltaïque, mettent en place des mécanismes incitatifs, en général fiscaux, qui ont des conséquences, à terme,
désastreuses car elles vont plomber les budgets des Etats ou des ménages.
-de l'autre des entreprises, qui font du lobbying auprès de ces Etats pour multiplier les dispositifs incitatifs, tout en montant des châteaux de cartes financiers
pour récupérer des capitaux.
Cette belle mécanique qui s'auto-entretient nous entraîne joyeusement vers l'abîme d'une spéculation financière en interrelation avec le creusement des dettes. En
somme, une mini crise financière au niveau des énergies renouvelables.
La prochaine bulle sera sans doute verte.
Comment expliquer ce phénomène? D'une part, parce que, partout dans le monde, des entrepreneurs et des hommes d'affaires sont à la recherche de nouvelles
aubaines pour gagner de l'argent. D'autre part, parce que les gouvernements continuent d'utiliser des mécanismes tayloristes dépassés pariant sur l'investissement public pour faire
redémarrer un processus de croissance économique de plus en plus grippée. La conjonction de ces deux processus déclenche des spirales de dynamismes économiques complètement artificielles
alimentées par le crédit, c'est à dire l'accumulation de la dette au détriment des générations futures.
Comment en sortir?
-En appliquant des processus novateurs sains, c'est à dire qui ne soit pas assis sur l'endettement mais sur des mécanismes travaillant dans l'immédiat.
-En appliquant des démarches qui respectent les prix du marché, sans artifices qui dénaturent sa capacité de régulation.
-On y arrive en jouant sur le différentiel entre l'"économie propre et durable" favorisée et l'économie carbonée ancienne qui est taxé en direct pour alimenter la première.
C'est la démarche des contributions incitatives.
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