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Il faut demander plus à l'impôt

et moins aux contribuables

 

Alphonse Allais

 

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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 05:21
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Prenons au hasard les titres d'un quotidien d'aujourd'hui (les Echos pour ne pas le nommer), nous y trouvons

"Les grandes plaines américaines se couvrent d'éoliennes", "Les énergies propres dopent la R&D américaine", voilà pour les Etats-Unis. Et maintenant la France : "Des bilans carbone pour les entreprises de plus de 500 salariés","Taxe carbone: le Medef demande un sursis jusqu'en 2011".

N'est-ce pas édifiant?

 D'un côté, un pays qui est en train de prendre le taureau (économique) par les cornes et qui se dote, petit à petit, des outils politique, scientifique et industrielle pour avancer vers l'économie verte.

De l'autre, un choix de politique fiscal douteux, qui entraîne des résistances nombreuses et  qui n'apporte rien à l'économie. Et on va demander aux entreprises de fournir de nouvelles paperasses sur leur bilan carbone qui ne les aideront en rien à avancer dans la bonne direction, mais seront surtout chronophages.

Mais le plus gênant, c'est la philosophie choisie :  obliger les entreprises à faire des bilans carbone, cela veut dire que les promoteurs de cette réforme pensent que les chefs d'entreprises ne sont pas assez responsables pour agir par eux-même. C'est donc une philosophie qui prétend ne pas faire confiance aux acteurs de terrain, qui a pour axiome l'irresponsabilité de ceux-ci et, par opposition, à "l'intelligence" des technocrates.

 

A quand, des choix politiques et fiscaux intelligents qui feront avancer l'économie et le pays dans la bonne direction? 
 


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Commentaires

Je ne suis pas d'accord avec vous. Si la contrainte est le carbone (réchauffement climatique mais aussi risque "énergico-économique") alors il est important pour une entreprise de connaitre son degré de dépendance. C'est le but du bilan carbone.
Les pêcheurs de thons rouges, ne sont ils pas assez responsables, pourquoi doivent ils déclarer leur pêche? Est il juste de règlementer leur activité s'il y a un risque sur la ressource? De même, avec le carbone et l'ensemble des activités humaines, il est important de connaitre la dépendance à la ressource (qui n'apparait que partiellement dans l'économie). Et si l'on juge qu'il va y avoir un problème important, mettre en place une taxe carbone permettant de mettre en lumière le problème et permettant d'anticiper, est à mon sens une sage décision.
Commentaire n°1 posté par TYLERVCLA le 12/02/2010 à 10h00
Je suis d'accord avec vous : il est important pour une entreprise de connaître son degré de dépendance à l'économie carbonée.
Mais c'est une question de priorité : en France, nous nous préoccupons d'abord de réglementer, de contrôler les activités économiques. Ce que j'ai voulu montrer, c'est que nous ne faisons pas assez confiance aux acteurs de terrain. Il faut les accompagner, les aider à investir, plutôt que de les "marquer à la culotte".
Même si il y a des patrons sans scrupule, il y a aussi des chefs d'entreprise conscients des problèmes. Ils ne sont guère encouragés. 
Pour votre opinion sur la taxe carbone, je suis personnellement très critique sur cette taxe carbone (alors que je défend la fiscalité environnementale). Certes, elle "met en lumière le problème" comme vous le dites, mais elle n'aide pas les acteurs à se prendre en charge et à agir. C'est pourquoi, je défend le principe de contributions incitatives personnalisées, plus réactives, plus précises. Pour moi, la taxe carbone, c'est la préhistoire de la fiscalité environnementale !
Réponse de RCoutouly le 12/02/2010 à 19h25

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Un résumé de la pensée de l'auteur sur la crise écologique 
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