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    <title><![CDATA[Fiscalité environnementale (politique durable)]]></title>
    <link>http://www.fiscalite-environnementale.net/categorie-11146863.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;politique durable&quot; du blog &quot;Fiscalité environnementale&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Wed, 15 Feb 2012 08:13:11 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Wed, 15 Feb 2012 08:13:11 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.fiscalite-environnementale.net</copyright>            <category>politique durable</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Quatre propositions fiscales d'urgence pour relancer l'économie française]]></title>
        <link>http://www.fiscalite-environnementale.net/article-quatre-propositions-fiscales-d-urgence-pour-relancer-l-economie-fran-aise-97350049.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/14/37/22/images-depuis-oct-2010/sommet-social.jpg" class="noAlign" width="300" height="131" alt="sommet-social.jpg">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;">A l'heure du sommet social, alors que la France vient de perdre son triple A et s'enfonce dans la récession, le temps est venu de faire des propositions
    concrètes et crédibles immédiatement applicables après les élections présidentielles.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Après des années de laxisme économique, il faut faire preuve de volontarisme. Or le seul domaine où un pays peut agir aujourd'hui directement est celui de la
    fiscalité. Faisons quatre propositions immédiates permettant de relancer la machine économique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Ces quatre outils fiscaux obéissent au même mécanisme, celui des <a href=
    "http://www.fiscalite-environnementale.net/pages/Les_contributions_incitatives_principes_et_exemples-2815315.html">contributions incitatives:</a></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">-la taxation choisie est proportionnelle et très faible (de l'ordre de 0,01 à 0,1%).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">-elle est différentielle, et non subie, car elle dépend des choix du contribuable.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">-elle est prévue pour augmenter progressivement, sa progression est connue.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">-le produit de chaque taxation n'est pas absorbé par le budget de l'Etat mais a une destination connue, d'utilité publique, utile à la Nation.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">-elle ne suppose aucune exonération, aucun cas particulier dérogatoire qui introduirait une iniquité.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">En respectant ces cinq règles, le nouveau président pourra décider dans les mois qui suivront son élection:</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">-<strong>l'instauration unilatérale d'une taxation de tous les flux financiers</strong>. <a href=
    "http://www.fiscalite-environnementale.net/article-la-suede-a-t-elle-vraiment-renonce-a-la-taxe-tobin-96724894.html">Contrairement à ce qui a été dit,</a> elle n'aurait pas d'impact négatif sur
    l'économie. <a href="http://www.fiscalite-environnementale.net/article-la-france-doit-elle-mettre-en-place-la-taxe-tobin-de-maniere-unilaterale-96346371.html">Le produit intégral de cette taxe
    "Tobin"</a> servirait à racheter la dette de l'Etat français. Cette mesure serait un signal fort en direction des marchés (la France se donne les moyens de rembourser ses dettes) et en direction
    des citoyens (la France ne laissera plus les marchés faire comme ils l'entendent, elle reprend la main).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">-<strong>l'instauration d'une TVA différentielle sur tous les produits et les services.</strong> <a href=
    "http://www.fiscalite-environnementale.net/article-de-la-tva-sociale-a-la-tva-ecologique-88858564.html">Ce différentiel sera conditionné au respect de critères sociaux et environnementaux</a>. On
    mettra en place, branche par branche, une différenciation établie sur des critères précis et choisis en concertation avec les entreprises, les organisations de consommateurs et les partenaires
    sociaux. Les taux différentiels auront, dans un premier temps, un écart faible (par exemple 19 et 20%) puis les écarts iront en s'accentuant. <a href=
    "http://www.fiscalite-environnementale.net/article-proposer-une-demarche-concrete-pour-relocaliser-notre-economie-92030913.html">Les produits de cette TVA permettront aux entreprises
    d'investir</a> dans des procédures environnementales de qualité.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span><span style="font-size: 16px;">-<strong>l'instauration d'une taxation de l'énergie d'origine non renouvelables</strong> (hydrocarbures, nucléaire, ...)
    dont <a href="http://www.fiscalite-environnementale.net/article-maitrise-de-l-energie-des-contre-propositions-au-rapport-grandjean-83221323.html">le produit permettra d'investir dans les énergies
    propres.</a></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 16px;">-<strong>l'instauration d'une taxation du foncier en fonction de la consommation énergétique.</strong> Proportionnelle, <a href=
    "http://www.fiscalite-environnementale.net/article-une-contribution-incitative-pour-la-renovation-des-logements-anciens-43143469.html">elle ne sera donc pas payé si on produit davantage que l'on
    consomme</a> (maison passive ou à énergie positive). Elle sera complétée par <a href=
    "http://www.fiscalite-environnementale.net/article-eau-electricite-gaz-la-facturation-progressive-est-elle-une-bonne-idee-82707138.html">la mise en place de tarifs progressifs</a> sur la
    consommation énergétique. Le produit de cette taxe servira à rénover les bâtiments mal isolés.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 16px;">Ces trois derniers outils fiscaux permettront d'envoyer un signal fort en direction des entreprises (il faut faire des choix stratégiques en direction de
    l'économie verte) et à destination des consommateurs (acheter bio, local, renouvelable ou recyclable va revenir moins cher).&nbsp;</span></strong><strong><span style="font-size: 16px;">Ils vont
    permettre de créer des emplois nombreux dans des secteurs variés.&nbsp;</span></strong><strong><span style="font-size: 16px;">Ils vont permettre de lancer la seule révolution économique qui va
    nous permettre de sortir de la crise : se lancer dans un système économique qui ne dépend plus de ressources fossiles et non durables.&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 18 Jan 2012 07:06:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4fa7d56c7b52299afae81e0d03d09aa9</guid>
                <category>politique durable</category>        <comments>http://www.fiscalite-environnementale.net/article-quatre-propositions-fiscales-d-urgence-pour-relancer-l-economie-fran-aise-97350049-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les Verts rêvent-ils?]]></title>
        <link>http://www.fiscalite-environnementale.net/article-les-verts-revent-ils-94714669.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img alt="projet-EELV-copie-1.jpg" height="295" width="300" class="noAlign" src="http://img.over-blog.com/300x295/3/14/37/22/images-depuis-oct-2010/projet-EELV-copie-1.jpg">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 16px;">Une politique ne se décrète pas, elle se dote &nbsp;des outils concrets et efficaces pour agir, démonstration avec le projet des verts.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 16px;"><a href="http://www.terraeco.net/Programme-d-Eva-Joly-les,40687.html">La rédaction de Terraéco</a> retient trois propositions dans <a href=
    "http://eelv.fr/le-projet/">le projet 2012 d'Europe Ecologie les Verts.</a> Trois idées qui méritent le débat: <span style="text-decoration: underline;"><em>créer un million d'emplois verts,
    passer aux 32 heures de travail hebdomadaire, encadrer les loyers</em></span>; trois idées qui permettent de pointer les faiblesses de ce projet, sur lesquels EELV doit
    travailler.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 16px;"><br></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;"><strong>Les chiffres d'un million d'emplois ou de 600 000 emplois verts</strong> sont repris de manière fréquent par différents
    commentateurs. Sont-ils réalistes? Il est bien difficile de le dire. Car, en réalité, la montagne pourrait bien accoucher d'une souris. Sans politique incitative et volontaire forte de la part de
    l'Etat et des collectivités locales, on ne verra que quelques milliers d'emplois se créer. On verra surtout les déceptions naître : depuis 20 ans, l'enseignement supérieur a créé de nombreuses
    formations vers les métiers de l'écologie dont les diplômés sont souvent obligés de se reconvertir.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">Par contre, si la "Révolution verte" se met en marche, atteint tous les secteurs de l'économie et de nos modes de vie, alors on verra
    le développement des professions dans ce secteur. <span style="text-decoration: underline;">L'emploi vert ne se décrète pas</span>, il réclame des politiques fiscales incitatives qui poussent au
    changement dans les entreprises, les ménages et les administrations. Pourquoi évoluer si un changement de comportement me réclame des efforts et va me créer des contraintes alors que mon ancienne
    conduite ne connaît aucune entrave? Si les politiques publiques n'inversent pas cette logique, seuls les plus convaincus changeront et l'économie verte restera un épiphénomène. Le système fiscal
    des <a href="http://www.fiscalite-environnementale.net/pages/Les_contributions_incitatives_principes_et_exemples-2815315.html">contributions incitatives</a> est une proposition pour enclencher ce
    processus positif au service de la création d'emplois.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;"><strong>Passer aux 32 heures de travail hebdomadaire</strong> relève de la même logique. Les Verts ne semblent pas avoir tenu compte
    des erreurs du Parti Socialiste dans la mise en place des 35 heures. L'avoir imposé par la loi fut une erreur qui est toujours reproché à la Gauche. Cette erreur fondamentale n'a pas permis à
    l'opinion publique d'en percevoir les avantages.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;"><span style="text-decoration: underline;">Les 32 heures, eux aussi, ne se décrètent pas</span>. Il faut une stratégie construite qui,
    progressivement, installe dans la société une réforme aussi importante, bouleversant l'ensemble de l'organisation des salariés et des entreprises. Il faut utiliser une démarche qui n'impose pas
    mais laisse le choix aux acteurs, une démarche qui n'augmente pas le coût du travail, une méthode qui permette un réel partage du travail et la création d'emplois. Le partage du temps du travail
    est <a href="http://www.fiscalite-environnementale.net/article-lutter-contre-le-chomage-aller-plus-loin-que-le-contrat-de-generation-84488059.html">une utopie réalisable si on se dote d'une
    méthode efficace comme je le propose.</a></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;"><strong>Encadrer les loyers</strong> est une mesure d'un autre ordre. Elle relève de la croyance, très forte en France, en l'effet
    magique de la loi et des réglementations. Or, à l'heure d'internet, les réglementations, aisément contournables, montrent chaque jour leur inefficacité. Il y a d'ailleurs une contradiction à
    critique l'autoritarisme inefficace de la &nbsp;loi TEPA et à vouloir imposer, dans un autre domaine, la même démarche.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">Les propriétaires bailleurs ne peuvent pas être considérés comme les seuls responsables de la crise du logement que nous vivons en
    France. Chacun sait que le problème fondamental n'est pas la rapacité des logeurs mais plutôt le prix exorbitant de l'immobilier. Le bailleur cherche simplement à répercuter sur les loyers le
    coût élevé de l'achat de l'appartement qu'il loue.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">Le problème est donc l'offre insuffisante de logements : il manque en France au moins 1 million de logements. &nbsp;Il faut libérer
    du foncier pour permettre la construction de ces appartements. Et pour cela, il existe deux stratégies :</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">-étendre les villes vers la campagne, continuer la péri-urbanisation avec tous ces effets négatifs liés aux migrations pendulaires et
    aux pertes de temps dans les transports.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">-densifier l'urbain existant en changeant les coefficients d'occupation des sols, en autorisant le réhaussement des immeubles et les
    surélévations.&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">Même si il ne faut pas opposer ces deux stratégies -qui se révèlent plus complémentaires qu'opposées- je préfère la seconde plus
    écologique, car elle évite l'artificialisation des terres. Elle présente aussi l'avantage de permettre de financer la nécessaire rénovation thermique des bâtiments anciens <a href=
    "http://www.fiscalite-environnementale.net/categorie-11069966.html">comme je l'ai expliqué dans d'autres articles.</a></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">En conclusion, le projet d'Europe Ecologie Les Verts est représentatif des projets politiques de tous les partis : il reste
    bien superficiel sur les modalités pratiques qui vont permettre sa mise en place, puis sa réussite. Or, la politique est -comme la guerre- tout un art d'exécution. L'intention reste bien fragile
    si les modalités concrètes qui vont permettent sa réussite n'ont été prévu que de manière approximative. Les Verts ne sont donc pas plus rêveurs que l'UMP ou le Parti Socialiste: ils sont tous
    peu crédibles avec leur catalogue d'intentions vagues qu'ils veulent faire passer pour du volontarisme.</span></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;"><br></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 25 Dec 2011 18:43:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">eacbb04e463c13410faceddd840317bb</guid>
                <category>politique durable</category>        <comments>http://www.fiscalite-environnementale.net/article-les-verts-revent-ils-94714669-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Nos dettes, notre croix, comment s'en débarrasser?]]></title>
        <link>http://www.fiscalite-environnementale.net/article-nos-dettes-notre-croix-comment-s-en-debarrasser-91946239.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/14/37/22/images-depuis-oct-2010/argentine.jpg" class="noAlign" width="300" height="205" alt="argentine.jpg">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;"><a href="http://www.terraeco.net/Crises-deux-alternatives-trop-vite,40297.html">Un récent article de Thibaut Schepman</a> sur les alternatives à la crise
    actuelle mérite qu'on le commente. Dans cet article, il est cherché des solutions à nos problèmes. Fidèle à la démarche de Terraéco, le journaliste ne cherche pas à isoler crise économique et
    écologique, il sait que les deux sont liées : la crise écologique nécessite des investissements, la crise financière est une crise de la dette. On n'investira pas dans l'économie "verte" si on
    n'a pas régler le problème de la dette.&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Mais les deux solutions qui sont présentés sont des outils purement économiques; où est passé l'écologie? Et puis, ces deux outils sont très discutables, l'auteur
    le reconnaît volontiers, puisqu'il explique et détaille les inconvénients de ces deux démarches qui sont mal-aimés de la majorité des économistes.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">De quoi s'agit-il? Première proposition: &nbsp;faire tourner la planche à billets, suivant en cela les propositions de Grandjean et Jancovici qui estiment que la
    crise écologique mérite une réponse à la hauteur des enjeux et qui proposent d'utiliser la création monétaire, comme l'ont fait les alliés pendant la seconde guerre mondiale, pour répondre aux
    défis du réchauffement climatique. Deuxième proposition: annuler les dettes pour repartir à zéro, faire table rase du passé, en ruinant au passage les riches qui y laisseront des plumes.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Ces deux démarches économiques sont vieilles comme le monde: elles furent utilisées par la Révolution Française et par Napoléon, elles furent utilisées par les rois
    de France et d'Angleterre pendant la guerre de cent ans : comment auraient-ils pu, sans cela, financer plus d'un siècles de désastre? Mais ils pouvaient le faire dans des cadres économiques
    nationaux.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Ces deux démarches ont en commun la nécessité de "casser" le cadre économique autour duquel nous avons su bâtir notre prospérité dans la seconde moitié du XXéme
    siècle: pas d'inflation, une stabilité qui donne confiance aux investisseurs. Dans une économie mondialisée comme celle que nous vivons, l'inflation et l'annulation des dettes peuvent facilement
    faire "partir en vrille" nos économies qui se retrouveraient déclassifiées et décrédibilisées sur la scène mondiale. Pensons à l'Argentine qui, en 1998, a connu cette crise et qui a mis
    péniblement &nbsp;dix ans à remonter la pente.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 12pt;">La seule situation dans laquelle ces démarches extrêmes ont leur intérêt, c'est quand la crise est généralisée, en cas de guerre par
    exemple. La comparaison de Jancovici et Grandjean avec la seconde guerre mondiale est crédible, si on veut bien considérer que la planche à billets utilisées par les Européens et les Américains à
    la fin de la guerre venait après une guerre mondiale : on peut alors effacer l'ardoise à tout le monde, puisque tous les peuples ont souffert.</span></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 16px;">La conséquence de cette politique risque donc de faire de l'Europe une puissance de second rang, -ce qu'est devenu l'Argentine- pendant que le Brésil lui passait
    allègrement devant. Et cela, sans résoudre la crise écologique puisque, ruinée, l'Europe n'aurait plus les moyens de mener la transition vers une économie décarbonée.</span>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 16px;">Alors, gardons ces politiques extrêmes en réserve, elles serviront peut-être si les crises économiques et écologiques se conjugent et se généralisent &nbsp;à
    l'ensemble de la planète, ce qui est une éventualité plausible dans les années qui viennent.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 16px;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 16px;">Que faire alors aujourd'hui? Comment trouver de l'argent pour à la fois relancer nos économies et entamer la transition écologique? Je propose, pour ma part,
    d'utiliser pour cela la fiscalité environnementale. &nbsp;<a href="http://www.fiscalite-environnementale.net/pages/Les_contributions_incitatives_principes_et_exemples-2815315.html">En instaurant
    des contributions écologiques progressives</a>, en utilisant cet argent exclusivement pour investir dans l'économie verte, en instaurant, en parallèle, <a href=
    "http://www.fiscalite-environnementale.net/article-comment-la-taxe-tobin-peut-nous-aider-a-nous-debarrasser-de-nos-dettes-88365709.html">une taxation des flux financiers</a> &nbsp;dont l'unique
    utilité sera de rembourser le capital de nos emprunts, on déclenche une dynamique positive, un cercle vertueux.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">Cette démarche présente l'avantage de donner un avantage à celui qui se lance le premier. Les Européens sont pénalisés par la
    nécessité d'avancer ensemble. La double démarche fiscale, que je propose, est unilatérale et fait de son promoteur un précurseur qui sera suivi par les autres. Cette méthode ne détruit pas le
    cadre économique qui est le nôtre, elle le transcende et permet d'ouvrir des perspectives pour sortir par le haut des crises qui nous plombent. Elle réconcilie la résolution de notre crise
    financière et la nécessité d'avancer sur le terrain de la transition écologique.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">En effet, les contributions incitatives écologiques ont un autre avantage : elles permettent de donner un prix au carbone et donc
    d'entamer la sortie de l'économie carbonée. Elles fournissent, dans le même temps, les moyens financiers de payer les investissements nécessaires, en rendant aux acteurs économiques concernés,
    les produits de la taxation carbone.&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;"><a href="http://www.fiscalite-environnementale.net/article-crise-economique-comment-en-sortir-85554120.html">Sortir des
    pièges financiers et environnementaux</a> dans lesquels nous nous sommes englués nécessite une stratégie globale, une politique volontariste qui utilise de nouveaux outils politiques innovants :
    la fiscalité environnementale a un rôle déterminant à jouer dans <a href="http://www.fiscalite-environnementale.net/article-pour-une-revolution-economique-88640686.html">cette révolution
    économique.</a></span></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 10 Dec 2011 08:20:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b4076e9744f3e3d4ea13a755080677b1</guid>
                <category>politique durable</category>        <comments>http://www.fiscalite-environnementale.net/article-nos-dettes-notre-croix-comment-s-en-debarrasser-91946239-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Pour une révolution économique]]></title>
        <link>http://www.fiscalite-environnementale.net/article-pour-une-revolution-economique-88640686.html</link>        <description><![CDATA[<p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x208/3/14/37/22/images-depuis-oct-2010/revolution-economique.jpg" class="noAlign" width="300" height="208" alt="revolution-economique.jpg">
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;">Dans un récent éditorial, Laurent Joffrin, du Nouvel Observateur, écrit: "<em>concevoir une stratégie alternative, c'est prévoir aussi les moyens de la
    reprise, c'est-à-dire favoriser l'investissement et la réindustrialisation</em>". Mais avec quoi et pourquoi réindustrialiser? Pour quelle relance économique? Les experts sont des gens
    raisonnables qui pratiquent volontiers la méthode Coué. Mais considérer la relance et la réindustrialisation comme des évidences alors que tous les pays européens coincent à&nbsp; les mettre en
    place depuis dix ans tourne à l'absurde.</span></strong>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; min-height: 19px; text-align: justify; margin: 0px;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt;">Il faut être lucide : l'Europe ne pourra pas réindustrialiser pour trois raisons :&nbsp; parce que l'Inde et la Chine nous ont dévoré depuis longtemps, -un combat
    perdu d'avance-, parce que la pénurie de ressources condamne toute industrie "traditionnelle" qui n'est pas pensé dans un système circulaire de réutilisation des matériaux, parce que nous ne
    disposons plus des capitaux publics et privés pour investir de manière conséquente.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;">Coincés entre nos déficits, notre chômage, nos vieux pays mités par l'urbanisation et les friches industrielles, sommes-nous pourtant
    condamné?</span></strong>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt;">Non, à condition de trouver le chemin qui mène à une nouvelle révolution économique. L'Europe a connu de nombreuses périodes où son dynamisme a permis de rebondir:
    la révolution industrielle du textile (fin XVIIIe, début XIXe), celle du chemin de fer et de l'acier (deuxième moitié du XIXe), celle de la production de masse et de l'automobile après 1950,
    celle de l'informatique et de la numérisation (fin XXe). Nous devons, à notre tour, trouver une nouvelle voie.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt;">Mais il ne pourra pas s'agir d'une révolution industrielle, au sens où on l'entend habituellement : des progrès technologiques qui permettent une diffusion de
    nouveaux produits et de nouveaux modes de vie.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt;">Il s'agira plutôt d'une révolution économique singulière car elle permettra le passage à une société durable, c'est à dire autosuffisante et équilibrée.
    <span style="text-decoration: underline;">Autosuffisante</span> car elle sera autonome en énergie et en matériaux, où, dès la conception des produits, on pensera recyclage et réutilisation.
    <span style="text-decoration: underline;">Equilibrée</span>, car la répartition des ressources, des revenus et du travail sera constitutive de l'organisation sociale. Il n'y aura pas forcément de
    croissance car les ressources et les espaces seront utilisés de manière à couvrir les besoins d'une population qui aura renoncer aux paillettes du consumérisme.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; min-height: 19px; text-align: justify; margin: 0px;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt;">Aller dans cette direction va nous permettre de sortir de l'horreur économique dans lequel nous sommes tombés. On en sortira par un double mouvement : d'abord, dans
    un premier temps, se donner les moyens de l'autonomie en ressources et en énergies, va provoquer une révolution économique positive pour l'emploi et l'activité : il faudra équiper nos
    agglomérations et modifier notre urbanisme pour permettre cette révolution. Cette autonomie nouvelle va permettre d'énormes économies : il faut rappeler que le pétrole coûte 50 milliards par an à
    la France.&nbsp; Ensuite, la mise en place progressive de sociétés durables et équilibrées va limiter les coûts indirects induits par nos modes de vie déséquilibrées: dégâts de la domination de
    la voiture individuelle, du stress au travail, du chômage de masse...</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; min-height: 19px; text-align: justify; margin: 0px;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 12pt;">Que faut-il faire pour aller dans cette direction?</span></span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt;">Il faudra toute une série d'actions politiques volontaristes qui ne pourront être ni de l'affichage d'intentions, ni des politiques réglementaires facilement
    contournables, ni l'attente interminable de décisions multilatérales. Il faut agir vite et avec efficacité.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>Pour cela, il n'y a pas de meilleur outil que la fiscalité. Elle agit sur le fluide qui irrigue l'ensemble du corps social: l'argent.</strong> Elle permet
    d'installer des barrières, de choisir là où cela fait mal et là où cela fait du bien. Elle permet d'assécher des zones où l'argent coule à flot et d'irriguer les secteurs qui
    s'appauvrissent.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt;">Revu de détails des différentes actions fiscales qu'il faut mener rapidement et simultanément:</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; min-height: 19px; text-align: justify; margin: 0px;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt;">-d'abord, <strong>la diminution et la destruction des niches et avantages fiscales</strong> qui profitent aux particuliers et aux entreprises les plus puissants.
    Les gains vont permettre progressivement de sortir du piège de la dette dans lequel nous sommes tombés.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt;">-ensuite <a href=
    "http://www.fiscalite-environnementale.net/article-comment-la-taxe-tobin-peut-nous-aider-a-nous-debarrasser-de-nos-dettes-88365709.html"><strong>l'instauration d'une taxation des flux
    financiers</strong></a> qui servira à racheter notre dette et à diminuer les intérêts de celle-ci. La conjonction de ces deux mesures vise à retrouver des pouvoirs publics qui peuvent offrir
    "normalement" les services publics que nous connaissons depuis des décennies et qui pourront recommencer à investir pour la population.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; min-height: 19px; text-align: justify; margin: 0px;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt;">Mais ces deux mesures ne sauraient suffire: le gonflement de la dette provient de politiques économiques inefficaces où l'investissement n'a pas permis d'accroître
    nos richesses. En rester là serait se condamner à voir la dette revenir.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt;">Il faudra aussi mettre en place:</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt;">-<strong><a href="http://www.fiscalite-environnementale.net/article-augment-67876052.html">des tarifs différenciés des consommations d'énergie</a></strong> et d'eau
    selon le niveau de consommation. La progressivité des tarifs sera plus juste et facilitera la sobriété.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt;">-<strong>une taxation progressive des énergies non renouvelables</strong> qui permettra d'investir dans les énergies renouvelables. Cette taxation permettra à
    chaque maison, immeuble ou entreprise d'investir pour devenir autonome du point de vue énergétique.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt;">-<strong><a href=
    "http://www.fiscalite-environnementale.net/article-l-avenir-de-la-circulation-et-de-la-mobilite-des-personnes-dans-les-grandes-agglomerations-79712680.html">une taxation progressive de la voiture
    individuelle</a></strong> qui permette le développement de systèmes de mobilités complexes offrant, en toute liberté, une offre variée de moyens de déplacements à partir du téléphone portable,
    offre permettant aux citoyens d'échapper à "l'oppression économique" que constitue la voiture pour chacun.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt;">-<strong><a href="http://www.fiscalite-environnementale.net/article-la-demondialisation-est-elle-possible-78488492.html">une évolution de la TVA vers une
    TVSE</a></strong> (taxe sur la valeur sociale et environnementale) qui favorise la production locale, l'engagement sociale et environnementale des entreprises, le recyclage et la réutilisation
    des matériaux utilisés. Si la réindustrialisation est partiellement possible, c'est dans la promotion de la fabrication de produits conçus de manière circulaire.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt;">-<strong><a href="http://www.fiscalite-environnementale.net/article-lutter-contre-le-chomage-aller-plus-loin-que-le-contrat-de-generation-84488059.html">une
    évolution du système de solidarité nationale</a></strong> qui permette aux entreprises et aux salariés de financer le chômage, la maladie et la retraite. Il faudra différencier ceux qui
    accepteront de partager leurs emplois de ceux qui voudront les conserver en demandant davantage de contributions aux seconds.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; min-height: 19px; text-align: justify; margin: 0px;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt;">Toutes ces évolutions fiscales se feront avec la même démarche:</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt;">-les taxations seront très faibles au début, presque inodores, elles augmenteront ensuite selon une progression connue. Cela permettra à celui qui le désire de
    changer de comportement ou de mode de vie.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt;">-l'argent récoltée sera totalement réinvestie dans les investissements nécessaires pour changer de modes de vie et pour nous sortir des pièges dans lesquels nous
    sommes tombés: l'énergie fossile chère, l'automobile individuelle à outrance,&nbsp; la consommation de produits inutiles fabriqués dans les ateliers des pays pauvres.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt;">-les investissements se feront en donnant l'argent à ceux qui en ont le plus besoin : les particuliers (sauf les plus riches) et les petites entreprises.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; min-height: 19px; text-align: justify; margin: 0px;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt;">Il manque à cette relance de nos économies un espace, une "nouvelle frontière", des territoires à conquérir : nous n'avons plus en Europe de Far West, d'Amazonie ou
    de Sibérie à conquérir. Par contre, nous manquons cruellement d'espaces pour combler notre pénurie immobilière. Une solution existe : <a href=
    "http://www.fiscalite-environnementale.net/article-la-surelevation-d-immeuble-une-solution-concrete-a-nos-crises-86136545.html">promouvoir le réhaussement des immeubles existants</a>, mesure qui
    favorisera l'amélioration du confort des anciennes constructions, leur autonomie énergétique et constituera le secteur clé de la relance économique.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; min-height: 19px; text-align: justify; margin: 0px;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;">Conclusion: nos experts et responsables manquent souvent d'ambition quand il s'agit de trouver des solutions pour nous sortir de nos crises. En général, ils
    vont promouvoir de vieilles idées datant du siècle précédent, marquées idéologiquement. Certains ne jurent que par les vertus de la liberté économique, les autres vont faire la promotion de la
    relance par l'emprunt. Ils ont tous les mêmes défauts : manquant d'imagination, ils ont des représentations et une vision du monde datées et dépassées. C'est à cause d'eux que notre vieux monde
    s'enfonce chaque jour davantage dans les crises, c'est leur incapacité à penser le monde de demain qui plombe notre avenir.</span></strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 13 Nov 2011 22:07:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6cc3b2158e51ea6626c27d68d8445c1a</guid>
                <category>politique durable</category>        <comments>http://www.fiscalite-environnementale.net/article-pour-une-revolution-economique-88640686-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Une transition écologique est-elle possible?]]></title>
        <link>http://www.fiscalite-environnementale.net/article-une-transition-ecologique-est-elle-possible-87710065.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/14/37/22/images-depuis-oct-2010/politis.jpg" class="noAlign" width="227" height="300" alt="politis.jpg">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;">La sympathique revue Politis publie ce mois-ci, un hors série intitulé "De l'utopie à la réalité, les transitions écologiques". Or, les articles de ce
    numéro sont particulièrement décevants: ils ne sont pas à la hauteur de la désespérance de nos contemporains et de leurs espérances à imaginer un avenir plus radieux.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Prenons quelques exemples de cette déception. Sur l'urbanisme, par exemple, on y imagine l'avenir sous la forme de "maisons bio à 100000 euros", comme si, dans un
    pays urbanisé à 80%, nous allions tous pouvoir construire sur "un joli terrain au milieu des bois et des collines" (sic). Penser que notre transition se fera avec ce genre de rêve de retour à la
    nature, c'est oublier les structures sociales et les habitudes et modes de vie de la majorité de nos contemporains: or, la transition ne se fera qu'avec l'ensemble de la société.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Autre exemple, un article consacré aux villes "slows", joli concept réservé aux agglomérations de moins de 50000 habitants. Et les autres? Celles où vivent la
    plupart de nos contemporains? Trop compliqués et pas assez idylliques pour Politis qui préfèrent les passer à la trappe !</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Il faudrait que les journalistes de Politis se penchent sur une réalité plus pragmatique : la transition écologique pour l'habitat suppose d'abord de s'attaquer à
    nos grandes agglomérations complexes, ces villes qui ne font pas rêver, sans petite maison au milieu des bois et sans rue piétonne mais où vivent la majorité de leurs contemporains et de leurs
    lecteurs. je les invite donc à lire les articles de la thématique <a href="http://www.fiscalite-environnementale.net/categorie-11069966.html">"habitat urbanisme"</a> du site innovation
    politique/fiscalité environnementale.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Mais au-delà de l'exemple de l'urbanisme, &nbsp;le numéro de Politis pêche surtout pour sa vision naïve de la transition écologique: qui va l'impulser? Qui va
    piloter le changement? Et bien, le long article d'introduction de Christian Arnsperger imagine un phénomène qui relève du miracle : la révolution écologique se diffuse dans le monde "capitaliste"
    de la green économy puis elle "passe" naturellement à une société de "pluriéconomie postcapitaliste". Ce phénomène se fera seule par la vertu combinée d'une "écologie des monnaies" post-euro et
    avec l'instauration d'un revenu de transition économique, sorte d'allocation universelle (dont on ne dit rien de son financement en ces temps où l'argent public coule à flot!).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">Mais où sont les pouvoirs publics? L'Etat? Seules structures capables aujourd'hui de renverser et de s'opposer au libéralisme
    triomphant, elles sont oubliées dans ce schéma et ce dossier aussi irréalistes que frustrants. Seul l'article de Salvador Juan fait preuve de lucidité sur ces questions mais la place qui lui est
    laissée ne lui permet qu'un constat d'impuissance ainsi que l'expression d'une analyse lucide de l'intérêt de la fiscalité écologique (merci !).</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">Alors, comment réaliser la transition écologique ? En appliquant des politiques volontaristes au niveau des Etats et des
    collectivités territoriales qui mettent les acteurs sociaux devant leurs responsabilités : soit <a href="http://www.fiscalite-environnementale.net/categorie-11535078.html">vous êtes pour la
    transition et vous serez aidés,</a> soit vous vous en fichez et vous en payerez le prix. Journalistes de Politis, c'est bien l'utopie et les rêves, mais c'est mieux quand ces derniers sont
    réalisables : l'Utopie d'hier doit devenir la réalité de demain, et, pour cela, il faut en payer lucidement le prix !</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 01 Nov 2011 07:51:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">aed2844802972a567ef369007e461f7f</guid>
                <category>politique durable</category>        <comments>http://www.fiscalite-environnementale.net/article-une-transition-ecologique-est-elle-possible-87710065-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Une école durable est-elle possible?]]></title>
        <link>http://www.fiscalite-environnementale.net/article-une-ecole-durable-est-elle-possible-84965323.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/3/14/37/22/images-depuis-oct-2010/ecole-durable.jpg" class="noAlign" width="300" height="147" alt="ecole-durable.jpg">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>L'Education Nationale en générale, et chaque école, en particulier, est devenu le réceptacle de tous les espoirs et exigences de la société. Il faut y
    parler des problèmes de santé, éduquer à la sécurité routière, sensibiliser les enfants aux droits de l'homme.... L'enseignant est devenu, à son corps défendant, le canal obligé d'une éducation
    multiforme qui reflète la complexité croissante de nos sociétés. Alors, dans ce processus, l'enseignement au développement durable semble une nécessité incontournable.</strong> &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Interrogeons cette évidence car nous allons voir que cela n'est pas aussi simple que cela.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-size: 12pt;">1-L'enseignement au développement durable:</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">L'éducation au développement durable a été véritablement lancé dans le système éducatif français par la circulaire du 8 juillet 2004 mais les prémices de cette
    préoccupation du ministère de l'Education Nationale se trouvent déjà dans la circulaire du 29 août 1977 consacrée à "l'éducation des élèves en matière d'environnement".</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Cette éducation se veut ancrée dans toutes les disciplines, multipliant les modalités et les points de vue, travaillant de manière systémique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Cette éducation, dans son essence même, se voit comme une initiation à la complexité. Travaillant sur des études de cas précis, l'enseignant et ses élèves
    découvrent ensemble une situation particulière, souvent locale, qui donne de "la chair" et permette de comprendre ses enjeux environnementaux, ses interactions avec les réalités économiques et
    sociétales.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">Cette démarche séduisante a pourtant ses limites. Si elle peut être travaillée dans toutes les disciplines, les Sciences et la
    Géographie sont celles qui se prêtent le mieux à son utilisation.&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">Les programmes ont donc évolués pour tenir compte de cette nouvelle approche. Mais, face à elle, les enseignants sont souvent mal à
    l'aise.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">Elle nécessite en effet une véritable remise en cause de leur travail. S'agissant d'une approche "</span></span><span style=
    "font-size: 16px;">politique" (au sens noble du terme), le développement durable bouscule les croyances et les convictions de certains d'entre eux, qui font preuve, en temps que citoyen, de
    scepticisme face à l'écologie.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 16px;">Peut-on enseigner correctement le développement durable quand on est convaincu personnellement que le réchauffement climatique et les travaux du GIEC sont
    discutables, quand on est passionné, par exemple, de motos ou de voyages sous les tropiques? L'enseignant rencontre parfois la contradiction entre sa vie quotidienne, ses convictions personnelles
    &nbsp;et les exigences de sa fonction.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">Le ministère reconnaît d'ailleurs qu'il est difficile "d'identifier une définition simple et acceptable pour tous du développement
    durable, un concept encore en construction". Il est difficile pour l'enseignant de s'emparer de savoirs imprécis et fragiles qui bousculent les certitudes de sa formation universitaire et les
    cloisonnements de sa discipline.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">De plus, l'expression de développement durable &nbsp;est devenue redondant dans tous les discours : politiques, chefs d'entreprise et
    journalistes l'emploient à tort et à travers alors même qu'elle est <a href=
    "http://www.fiscalite-environnementale.net/article-le-developpement-durable-un-concept-qui-pose-probleme-81023361.html">discutable et fragile</a>. Dans ce contexte, il est difficile de donner de
    la cohérence à un sujet aussi versatile et trivial.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">Aussi, si l'éducation au développement durable est une nécessité incontournable, il ne faut pas s'en contenter. L'école durable peut
    prendre d'autres formes que l'on voudrait décrire ici.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">2-L'école, une communauté durable:</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">Alors que les préoccupations environnementales ont occupé le champ des programmes, et commencent à entrer dans les classes, il est
    encore bien rare de voir des établissements scolaires s'intéresser à cette question.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">Or, une école est d'abord un lieu de vie où, chaque jour de l'année scolaire, des centaines de personnes (élèves,personnels, parents)
    consomment de l'énergie, de l'eau, mangent et produisent des déchets. Une école émet du carbone comme une entreprise.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">Cet angle d'attaque du problème présente l'intérêt de toucher à la vie quotidienne des gens et peut avoir un retentissement
    considérable car l'école touche l'ensemble de la population.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">Dans l'établissement de vos enfants, le tri des déchets existe-t-il? Lieu de passage et de vie, l'école peut se révèler un lieu de
    collecte de certains déchets (ampoules, piles, etc...).</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">Les cantines scolaires peuvent devenir une "force de frappe" considérable dans la généralisation de l'usage de produits alimentaires
    issus de l'agriculture biologique.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">A l'école, source de déplacements quotidiens pour les élèves, leurs parents et les personnels, une démarche de promotion des modes de
    transport "doux" est possible (transport en commun, co-voiturage).</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">Ces quelques exemples montrent qu'il y a de nombreuses actions possibles: les établissements scolaires ayant intégré une démarche
    Agenda 21 sont pourtant rares.&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">La multiplicité des missions fixés aux établissements, l'inflation croissante des tâches dans un contexte de réduction budgétaire ne
    facilitent pas l'implication des équipes. On sait aussi que l'impulsion donnée par les cadres du système (personnel de direction,inspecteurs) est cruciale. Or, ceux-ci ne sont pas toujours
    sensibilisées, et &nbsp;encore moins formées,&nbsp;</span></span><span style="font-size: 16px;">à ces questions.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">Alors que peut-on faire de plus? Et bien, il est possible d'aller plus loin en s'intéressant aux établissements scolaires comme des
    écosystèmes dont il faudrait développer la durabilité.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="text-decoration: underline;"><strong><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">3-Les bâtiments scolaires, des lieux à transformer:</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">Marqué par la démocratisation et la massification, le système scolaire français est constitué autour de bâtiments construits, dans
    leur grande majorité, entre les années 30 et les années 70.&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">C'est dire si les écoles, collèges et lycées sont, en générale, de véritables passoires énergétiques. Les prix croissants de
    l'énergie sont d'ailleurs en train de &nbsp;mettre les établissements en difficulté. &nbsp;Leur budget n'augmentant pas ou peu, les collèges et les lycées sont obligés de réduire leurs crédits
    pédagogiques pour payer leurs facteurs de gaz, de fuel et d'électricité.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">Certes, la décentralisation, à partir des années 80, a permis aux collectivités territoriales de reprendre la main. Ce qui les
    autorisent, pour les nouveaux établissements neufs, à construire des établissements aux labels HQE ou BBC. Mais la très grande majorité des établissements n'en bénéficient pas.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">Proposons de transformer le parc d'établissements en bâtiment à énergie positive: en installant une "peau" extérieure isolante, en
    mettant des mini-éoliennes et des panneaux solaires sur les vastes toits des bâtiments scolaires, en installant des systèmes de récupération d'eau et des toilettes sèches, on transforme la vie et
    l'organisation des établissements.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">Si on associe les membres de la communauté éducative à l'élaboration du projet, on fait avancer la cause environnementale bien
    davantage que par quelques actions ponctuels ou par l'étude de quelques cas en géographie. L'élaboration de ce projet peut devenir un objet d'étude pédagogique pour les élèves.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">Voir et faire évoluer l'établissement comme un écosystème peut aller encore plus loin : si on possède, derrière un bâtiment, un
    espace vert, on peut y installer un potager, des ruches ou une mare pédagogique.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">Certes, on va me rétorquer qu'en ces temps de disette budgétaire, l'Etat et les collectivités territoriales n'ont pas d'argent à
    mettre dans ces coûteuses opérations.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">Mais la recherche de l'autonomie énergétique des établissements scolaires présente le double intérêt de participer à la relance du
    secteur du bâtiment et de limiter les dépenses énergétiques qui plombent notre balance commerciale.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">On pourrait accélérer le processus, développer les initiatives et favoriser son financement, en demandant une petite <a href=
    "http://www.fiscalite-environnementale.net/pages/Les_contributions_incitatives_principes_et_exemples-2815315.html">contribution incitative</a> aux établissements, contributions utilisés pour
    payer, en partie, les travaux.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 16px;">Si le développement durable veut devenir une préoccupation centrale dans l'école de demain, il ne faudra pas seulement
    qu'elle pénètre dans les classes, il faudra aussi changer le mode de vie quotidien des membres de la communauté éducative, il faudra faire évoluer les bâtiments où ils
    vivent.</span></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 23 Sep 2011 06:47:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">3712573085c7092ecdf002f5b694a9f5</guid>
                <category>politique durable</category>        <comments>http://www.fiscalite-environnementale.net/article-une-ecole-durable-est-elle-possible-84965323-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Lutter contre le chômage : aller plus loin que le contrat de génération]]></title>
        <link>http://www.fiscalite-environnementale.net/article-lutter-contre-le-chomage-aller-plus-loin-que-le-contrat-de-generation-84488059.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x217/3/14/37/22/images-depuis-oct-2010/chomeur.jpg" class="noAlign" width="300" height="217" alt="chomeur.jpg">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong><span style="font-size: 12pt;">Dans les propositions des candidats à la primaire socialiste, une proposition retient l'attention :
    le contrat de génération. De quoi s'agit-il? De contractualiser l'embauche d'un jeune en échange du maintien d'un emploi senior, celui-ci formant le premier. Le contrat de cinq ans suppose une
    exonération des charges sociales.</span><span style="font-size: 16px;">Le financement de cette mesure sera assuré par la suppression d'autres exonérations (en particulier celles sur les heures
    supplémentaires).&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 16px; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Cette mesure semble bien séduisante. Pourtant, est-elle aussi innovante qu'elle y paraît? Après tout, il s'agit, encore
    une fois, de relancer l'emploi par une réduction des charges.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 16px; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Or, on connaît les conséquences de ces exonérations: le nombre de cotisants diminuant, les déficits des différentes
    caisses continuent de croître. &nbsp; Même si, pour la mettre en place, on supprime d'autres réductions, il n'en reste pas moins que ce dispositif, après tant d'autres, va participer à l'asphyxie
    progressive de nos caisses, répartissant les charges sociales sur un nombre toujours plus réduits de salariés. <strong>Cette mesure ne fera donc pas baisser le coût du travail en
    France</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 16px; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Nous allons proposer ici une autre méthode, bien plus innovante, construite autour de quelques principes :</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 16px; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">-Il faut cesser de compartimenter les problèmes : le coût du travail, c'est les problèmes réunis du chômage, de
    l'assurance-maladie et des retraites.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 16px; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">-dans une société globalisée et complexe, il faut laisser les acteurs faire leurs choix en leur proposant des solutions
    qui les laissent assumer les avantages et inconvénients de leurs préférences.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 16px; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">-le coeur de nos problèmes est la réduction constante de la proportion de salariés dans la population active, il faut
    permettre au plus grand nombre d'accéder au travail, ce qui signifie un partage de celui-ci. Il faut tenir compte des erreurs commises dans la mise en place des 35 heures pour inventer un autre
    système.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Notre démarche se construit <strong>autour du système français de solidarité nationale</strong>.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;">En France, l'ensemble des prélèvements payés par l'employeur est équivalent au salaire net payé. Si un
    salarié reçoit chaque mois 2000 euros, son employeur cotise environ pour 2000 euros. Cet argent sert à financer les retraites, le chômage et l'assurance maladie.&nbsp;</span>Créer un emploi,
    c'est donc pour l'entrepreneur, dépenser chaque mois 4000 euros.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; min-height: 19px; text-align: justify; margin: 0px;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Dans le système que nous proposons, la base de travail est&nbsp; de trois salariés pour créer un emploi nouveau
    similaire.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Prenons une entreprise et trois salariés qui ont tous acceptés de participer au nouveau dispositif de partage du travail,
    et donc de création d'un emploi. La durée légale du travail étant en France de 35 heures, ces trois personnes représentent un temps cumulée de 105 heures et un coût pour l'employeur de 12000
    euros (sur une base de 2000 euros net par mois).</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Une personne est embauchée. Ce nouveau salarié et les trois anciens travaillent désormais 30 heures chacun, soit une base
    de 120 heures. L'employeur a donc gagné 15 heures.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Il va pourtant garder un coût à 12000 euros pour ces quatre salariés.&nbsp; De quelle manière?</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Chaque salarié a accepté une petite réduction de salaire de 200 euros en échange de sa réduction de durée du travail,
    l'ensemble des salaires nets revient donc à 7200 euros (6000 euros précédemment).</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Pour compenser cet effort de l'employeur, on réduit ses cotisations à 4800 euros (au lieu de 6000 euros). La collectivité
    doit donc trouver 1200 euros.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Elle va d'abord pouvoir économiser les cotisations chômage du nouveau salarié. Elle va surtout demander des efforts
    supplémentaires aux entreprises et aux salariés qui n'auront pas faits les efforts effectués par ceux qui auront accepté de "jouer le jeu". Ces efforts vont prendre la forme de contributions
    demandés à la fois aux entrepreneurs et aux salariés.&nbsp; Ces contributions pourront être de l'ordre de 10 euros par mois par salarié et de 20 euros pour l'employeur.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Dans le temps, que se passe-t-il? Ces contributions vont augmenter chaque année de manière faible et progressive pour
    atteindre 100 euros par salarié au bout de 10 ans. Cette progression est nécessaire pour permettre de financer les volontaires qui rentreront dans ce nouveau système.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Les entrepreneurs, qui ont joué le jeu, bénéficent d'une réduction de leur cotisations mais elle est limité dans le temps
    (à trois ans par exemple). Puis, toujours de manière progressive, les cotisations recommencent à augmenter et retrouveront le niveau normal dix ans après le début du processus.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; min-height: 19px; text-align: justify; margin: 0px;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Quelques remarques sur la méthode:</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">-la démarche repose sur un double volontariat: celui de l'entrepreneur et celui de trois salariés acceptant de perdre une
    partie de leur salaire (10%) en échange d'une réduction de temps de travail de 15% et travaillant dans le même service ou ayant des emplois similaires.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Réclamant ces conditions, la démarche ne sera acceptée que lentement ce qui réduira le coût de cette réforme.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">-Celle-ci sera pourtant inexorable car l'avantage comparatif de salaires des "conservateurs" sera lentement rogné par
    leurs contributions. De plus en plus de "novateurs" apparaîtront, alimentant un basculement progressif puis définitif du système.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">-quand nous proposons de passer de 3 à 4 salariés et de 105 heures cumulées à 120 heures, il ne faut pas le voir
    uniquement comme un avantage pour l'employeur. Aujourd'hui, la recherche d'une meilleure productivité pousse souvent les employeurs à exiger du salarié qu'il fasse en 35 heures ce qu'il devrait
    faire en 45 heures.&nbsp; En passant de 3 à 4 personnes pour les mêmes tâches, on va donc aussi réduire la pression sur chacun d'entre eux et donc augmenter leur confort de travail à tous.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">-il est évident que si l'employeur licencie alors qu'il bénéficiait du dispositif de partage du travail, il en perdra les
    avantages.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">-Ce chiffre de 120 heures s'explique aussi par le fait que l'un des salariés peut être âgé. Dans notre système de partage
    du temps de travail, les volontaires salariés acceptent aussi de partir à la retraite à 70 ans. Mais en échange, leur durée de travail passe à 20 heures hebdomadaire à partir de 60 ans.&nbsp;20
    heures annualisés qui permettront à ces salariés "pré-retraités" de partir en vacances 6 mois par an et de travailler 30 heures par semaine les 6 mois suivants ou de travailler 15 heures par
    semaine. Cette règle de 70 ans sera, bien entendu, modulée en fonction de la pénibilité de carrière.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">-ce système de partage du travail ne cherche pas à opposer employeur et salariés mais, au contraire, de faire de chacun
    d'entre eux des bénéficiaires.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Chacun devra, pourtant, faire un choix qui présente des avantages et des inconvénients.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Rester "conservateur" pour un salarié, cela veut dire garder son départ à la retraite à 62 ou 67 ans selon les cas et
    garder son salaire mais cela veut dire aussi cotiser davantage pour participer à l'effort collectif de financement&nbsp; du partage du travail et de réduction du chômage et continuer à vivre la
    pression d'un travail assumé en petit nombre.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Etre volontaire pour devenir "novateur" pour un salarié, cela veut dire perdre un certain nombre "d'avantages acquis
    (départ à la retraite tôt) mais c'est aussi perdre du temps de travail, gagner en loisirs, réduire la pression et la souffrance au travail, c'est peut être aussi participer activement à la
    solidarité collective en créant un emploi.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">-Ce système ne devrait rien coûter à la société. Pourquoi?</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">A court terme, le recrutement des "novateurs" se faisant progressivement, les contributions supplémentaires patronales et
    salariales vont équilibrer le système.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">A long terme, le partage du travail aura des conséquences positives : moins de retraités et de chômeurs à indemniser,
    cela signifie aussi davantage de cotisants et donc des rentrées&nbsp;</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">plus nombreuses</span><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif;">&nbsp;dans les caisses. C'est surtout &nbsp;l'espoir de sortir du chômage de masse, un cancer qui ronge les sociétés européennes. &nbsp;</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Bien davantage innovante et globale que le sectoriel contrat de génération défendu par François Hollande, le système proposé dans cet
    article repose sur quelques principes:</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">-il est inspiré par <strong>&nbsp;</strong><a href=
    "http://www.fiscalite-environnementale.net/pages/Les_contributions_incitatives_principes_et_exemples-2815315.html"><strong>le système de contributions incitatives</strong></a>, inventé par
    l'auteur de cet article, pour répondre aux défis environnementaux.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">-il est construit autour de quatre principes d'actions politiques :</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">*à problèmes sectoriels, solution globale</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">*la liberté de choix des acteurs doit leur laisser arbitrer entre des solutions différentes qui ont, chacune, leurs avantages et
    inconvénients</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">*les actes vertueux doivent être récompensés, les actes socialement coûteux doivent avoir un coût financier</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">*le choix de chacun doit être favorisé par une transparence complète et une progressivité du coût ou du bénéfice du choix de
    chacun.</span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Pour aller plus loin:</span></span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><a href="http://www.fiscalite-environnementale.net/article-retour-sur-le-systeme-de-bonus-malus-82868220.html">Le système du bonus-malus,
    un outil politique dépassé?</a></span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><a href=
    "http://www.fiscalite-environnementale.net/article-l-auto-regulation-au-sein-du-systeme-de-contribution-incitative-82352392.html">L'auto-régulation au sein du système de contribution
    incitative</a><br></span>
  </p>
  <p style="font: normal normal normal 16px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 17 Sep 2011 09:12:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e1a770802e35678c5711cab60749d2f5</guid>
                <category>politique durable</category>        <comments>http://www.fiscalite-environnementale.net/article-lutter-contre-le-chomage-aller-plus-loin-que-le-contrat-de-generation-84488059-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Michel Rocard et l'analyse de la crise : peut mieux faire !]]></title>
        <link>http://www.fiscalite-environnementale.net/article-comment-vaincre-la-crise-michel-rocard-peut-mieux-faire-79847569.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <img src="http://img.over-blog.com/300x201/3/14/37/22/images-depuis-oct-2010/rocard.jpg" class="noAlign" width="300" height="201" alt="rocard.jpg">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;">Michel Rocard est un homme politique français atypique. Dans un milieu globalement assez médiocre intellectuellement, il est probablement un des rares a
    posséder une vision &nbsp;lucide de l'évolution de nos sociétés. Mais cette intelligence de l'analyse est, chez lui, mêlé à un piètre sens tactique. Démonstration autour d'un passionnant article
    publié dans le Nouvel Obs le 14 juillet sous le titre "Comment vaincre la crise". Analysons ensemble sa copie.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Commençons par distribuer les bons points: la première partie de l'article est une excellente analyse. Michel Rocard fait, trop rapidement à mon goût, le lien entre
    la crise et la disponibilité des matières premières et des aliments. Il est un des rares à comprendre que crise économique et crise écologique sont étroitement liées même si son analyse
    mériterait d'être approfondie. Il a compris que le chômage était un phénomène de masse qui touche toute l'Europe et les Etats-Unis. Il analyse avec finesse le piège de la dette.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Il est assez lucide pour ne pas se faire d'illusion sur la réforme de la finance mondiale. Il a la franchise de dire ce que les autres n'osent pas dire. Le
    multilatéralisme est un échec : les grands de ce monde, par égoïsme, par frilosité ou par conviction, ne feront rien collectivement.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Mais son article, hélas, révèle ses faiblesses dans la seconde partie consacrée aux solutions à cette crise. Là, l'élève Rocard peut mieux faire. Hanté par les
    défauts de la souveraineté nationale, il propose une "coalition de gouvernement" censés créer un noyau active luttant contre l'effet de serre et la finance internationale. Homme politique du
    XXeme siècle, il escompte ainsi retrouver l'esprit de la CEE de 1957 et espére un effet tâche d'huile qui a fait passer les Six créateurs de l'Europe à 25.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">C'est une grave illusion: la seule solution est l'unilatéralisme. Les seuls pays qui s'en sortiront seront ceux qui comprendront que le problème de la crise est un
    problème de crise écologique, d'accès à des ressources fossiles et non-renouvelables sur lesquels nous avons basés notre développement économique. Seuls les pays qui mettront en place <a href=
    "http://www.fiscalite-environnementale.net/article-proposition-comment-sortir-de-la-crise-quelle-direction-prendre-79818596.html">une économie de la durabilité des productions industrielles et
    alimentaires</a> s'en sortiront. Et il y aura alors effet tâche d'huile quand les autres pays les imiteront.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Mal entouré et mal conseillé, Michel Rocard croit encore, dur comme fer, aux vertus du nucléaire. Il emploie les arguments habituels des nucléolâtres sur le nombre
    de morts mais oublie l'essentiel en notre monde où l'argent est roi: le <a href=
    "http://www.fiscalite-environnementale.net/article-l-energie-nucleaire-est-la-plus-couteuse-75252832.html">nucléaire sera de moins en moins rentable</a> et va coûter de plus en plus cher aux pays
    qui persisteront à l'utiliser. Sa vision du nucléaire est encore celle des technocrates énarques du siècle dernier qui n'ont pas vu venir l'essor des énergies renouvelables et l'importance des
    économies d'énergies.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Enfin, même si il a la lucidité de comprendre que le retour de la "grande" croissance est devenu impossible, il espère encore en une "petite croissance" pour lui
    nécessaire. Encore une fois, Michel Rocard est un homme dépassé : le credo de la croissance qui a bercé notre monde à partir des années 50 est un refrain d'un autre temps qui associe
    automatiquement prospérité matérielle, travail et croissance du PIB.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Terminons par un bon point : Michel Rocard parle avec bonheur du travail et du chômage. Il sait, lui, que la seule solution, à moyen terme, est la réduction du
    temps de travail et une meilleure répartition de celui-ci. Aujourd'hui, le coût croissant du chômage et de la précarité est à la fois direct (indemnités chômage, RMI, ...) et indirect (violence,
    santé, dépression, ...). Je suis d'accord avec lui sur l'idée que c'est la modulation des cotisations sociales, dans un cadre négocié, qui pourra le permettre.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 20 Jul 2011 16:10:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4dbd63a85c87802d4da634b450bf4e2c</guid>
                <category>politique durable</category>        <comments>http://www.fiscalite-environnementale.net/article-comment-vaincre-la-crise-michel-rocard-peut-mieux-faire-79847569-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les Etats vont-ils disparaître?]]></title>
        <link>http://www.fiscalite-environnementale.net/article-les-etats-vont-ils-disparaitre-66010647.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img alt="arbre.jpg" height="190" width="300" class="noAlign" src="http://idata.over-blog.com/3/14/37/22/images-depuis-oct-2010/arbre.jpg">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;">Quoi de commun entre la Côte d'Ivoire et la Belgique? Entre la Tunisie de Ben Ali, l'Italie de Berlusconi et la Russie de Poutine? Dans ces cinq pays, de
    manière différente, l'Etat s'affaiblit et ne sert plus l'intérêt de ses concitoyens.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Depuis de longs mois, la Côte d'Ivoire et la Belgique vivent sans gouvernement reconnu par la Nation, l'avion n'a pas de pilote, et avance dans un brouillard de
    plus en plus opaque. Voilà deux pays bien différents par leur histoire et leur culture, mais qui ont connu, tous les deux, la remise en cause de l'appartenance à la Nation d'une partie de la
    population par une autre partie de la population.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Italie, Russie et Tunisie connaissent, ou, ont connu la mise en coupe du pays par un homme qui a pris le pouvoir pour mettre l'ensemble de l'Etat à son service ou à
    celui de sa famille.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Ailleurs, dans de nombreux pays, l'Etat au service de tous, recule ou parfois disparaît complètement comme c'est le cas en Somalie ou dans des régions entières de
    l'Afrique centrale.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Les esprits positivistes ou chagrins hausseront les épaules. Cela a toujours existé. N'est-ce pas ce que connaissaient l'Afrique, ou le Far West américain avant la
    venue des Européens? Cette vision naïve, ce <a href=
    "http://www.fiscalite-environnementale.net/article-pourquoi-tant-de-scepticisme-devant-le-rechauffement-climatique-et-autres-catastrophes-annoncees-61341459.html">refus autruche</a> de voir la
    réalité en face provient de multiples erreurs. C'est d'abord oublier &nbsp;que le monde actuel contient six à dix fois plus de populations qu'aux époques auquel il est fait référence, c'est
    oublier aussi que le monde rural et autosuffisant pour son alimentation a fait place à un monde urbain, tout en tensions, et aux populations ayant de multiples besoins à satisfaire. C'est enfin
    refuser de voir les nombreux enjeux que l'Humanité va rencontrer dans les décennies à venir: <a href="http://www.fiscalite-environnementale.net/categorie-11535074.html">crise économique</a>,
    réchauffement climatique, appauvrissement des ressources, chômage, ...</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">La situation réclame des pouvoirs publics forts capables d'agir sur le réel, menant des politiques publiques volontaristes, capable de piloter leur Nation au milieu
    des écueils, avec à leur tête des personnes au service de l'intérêt public, n'ayant donc aucun intérêt personnel ou corporatiste à défendre.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;">La situation est-elle désespérée? Non, car on peut parier sur l'intelligence humaine pour trouver les organisations et les hommes capables de fédérer les
    populations, refuser le désordre et construire de nouvelles organisations efficaces au service de la population.&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Pour l'instant, on en est loin et il n'est pas inutile de faire la liste des écueils que nous devons dépasser si nous voulons construire des Etats assez puissants
    pour protéger les personnes et l'économie de leur pays.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>Les excès du &nbsp;libéralisme</strong>: Depuis trente ans, la majorité des Etats ont déréglementé, diminué la taille de l'Etat. Si ce processus répond à un
    besoin de souplesse, à la nécessité de laisser davantage de liberté aux acteurs économiques, pour corriger les excès bureaucratiques des décennies précédentes, on a souvent l'impression que le
    curseur de la déréglementation est descendu trop bas. Partout dans le monde, des pans entiers de territoires sont abandonnés et les services publics sont fragilisés y compris quand ils sont
    utiles et efficients.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>Le nationalisme:</strong> Devant les difficultés rencontrées, certains esprits paresseux prônent le repli sur soi et font porter la responsabilité des
    problèmes à certaines catégories de population. Ce développement de la haine de l'autre cultive l'irresponsabilité ("c'est leur faute"), renforce les tensions et ne mène à rien. L'Histoire est
    riche de nations qui ont basculé dans ce cul de sac : Allemagne nazie, Ex-Yougoslavie, ou, plus prêt de nous, &nbsp;Rwanda.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>Le repli sur soi et les siens</strong>: Devant la pression libérale, prônant la prise en charge par chacun de son propre destin et l'affaiblissement de
    l'Etat, il est tentant pour chacun de se replier autour de son groupe identitaire qu'il soit corporatiste ou communautaire. On apprend à se débrouiller seul, avec son clan, sa famille ou son
    groupe d'appartenance ou de connivence. On oublie seulement que nos sociétés humaines complexes ont besoin de tous pour fonctionner. On fait de l'Etat un monstre froid inutile et on néglige sa
    raison d'être : servir tous les citoyens du pays.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 16px;"><strong>La connivence des élites:</strong> Le plus dangereux des replis provient des élites politiques, intellectuelles et &nbsp;économiques. Repliées sur leur
    groupe d'appartenance, vivant "entre soi" dans des territoires réservés, pratiquant la reproduction sociale, elles méconnaissent les problèmes des populations, portent un regard biaisé sur le
    monde et son évolution. Elles sont totalement séparées des populations qu'elles sont censés guider et même des cadres qui organisent la société au quotidien (chefs de petites et moyennes
    entreprises, cadres de la fonction publique).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>La morgue des riches</strong>: Profitant de la déréglementation généralisée, l'enrichissement des très riches ne connaît plus guère de limites. Ayant
    organisé le détricotage de leur participation à l'effort collectif, il est courant de voir des riches ne payer aucun impôt alors qu'ils profitent des structures publics au service de tous
    (routes, hôpitaux, ...). Ils devraient se méfier : devenus agoraphobe, sur leur yacht, dans leurs villas et quartiers protégés, leurs voitures blindées, ils se coupent des populations mais vivent
    dans la peur. Rien ne les protégera à l'avenir de la haine des plus pauvres et des pénuries à venir. Ils n'ont pas d'autres solutions que de partager et de mettre leurs "compétences" au service
    de l'intérêt collectif.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;"></p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 12pt;"><strong>Le métier politique</strong>: Longtemps un bon carnet d'adresse et le goût du pouvoir ont suffit pour l'exercer avec talent.
    Aujourd'hui, le monde est devenu trop complexe pour les bateleurs de foire, au verbe et à la poignée de main facile. Demain, les enjeux cruciaux et les tensions montantes ne permettront plus de
    faire illusion. Le métier va changer : fini les causettes au marché, seul contact "avec le peuple", terminé les petits fours du lobbying comme seul prise en compte de l'intérêt général, achevé la
    fièvre du législateur qui décrète avec frénésie, il faut clore la période où le politique sert des intérêts particuliers et non ceux de toute la Nation. Demain, le personnel politique devra être
    innovant pour inventer des solutions originales, s'affranchir des vieilles badernes idéologiques et prendre le temps de venir écouter réellement les gens de terrain et les citoyens responsables.
    L'évolution démocratique nécessite des personnes serviteurs de l'Etat et de la Nation toute entière.</span></span>
  </p>
  <div>
    <span style="font-size: 16px;"><strong>L'illusion du multilatéralisme:</strong> longtemps, on a cru que, puisque nos problèmes étaient globaux, il fallait trouver des solutions globales. La
    mondialisation a servi d'excuses au laisser-faire étatique. Les décisions se prennent à plusieurs, il faut "peser" sur la marche du monde. La mondialisation a accéléré l'affaiblissement des
    Etats. Peu à peu, cette illusion tombe.&nbsp;</span>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Les G4, G7, G20, Copenhague et autres <a href=
    "http://www.fiscalite-environnementale.net/article-la-fiscalite-environnementale-doit-elle-avoir-une-dimension-internationale-53397052.html">sommets ont montré leurs limites</a>. Ils servent
    d'excuses aux dirigeants impuissants et d'illusions aux naïfs de l'idéal planétaire. Aujourd'hui, il faut que chacun, au niveau local comme national, reprenne en main son destin, en trouvant des
    solutions à son niveau, en utilisant tous les leviers à sa disposition. Chaque acteur doit utiliser ses marges de manoeuvres pour agir. Et l'Etat reste encore le niveau d'intervention le plus
    pertinent sur le réel, celui qui peut servir l'intérêt collectif et général, à condition bien entendu de lui redonner l'autorité nécessaire à son action.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 29 Jan 2011 07:10:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e42e77aad2ef784d5c992db23ccc626b</guid>
                <category>politique durable</category>        <comments>http://www.fiscalite-environnementale.net/article-les-etats-vont-ils-disparaitre-66010647-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les solutions politiques et fiscales existantes aujourd'hui]]></title>
        <link>http://www.fiscalite-environnementale.net/article-les-solutions-politiques-et-fiscales-existantes-aujourd-hui-63777255.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong><span style="font-size: 12pt;">Re-édition d'un article de début 2009. &nbsp;<span style="font-family: Georgia, Garamond, 'Times New Roman', serif;">Les solutions existantes ont atteintes
    leurs limites. Les solutions, présentées jusqu à présent, ne sont pas satisfaisantes. Démonstration.</span></span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Georgia, Garamond, 'Times New Roman', serif;"><br></span></span></strong>
  </p>
  <div dir="ltr">
    <p class="spip" style="line-height: 16px;">
      <span style="font-family: Georgia, Garamond, 'Times New Roman', serif; font-size: 12px;"><span style="font-size: 12pt;">Faisons un rapide tout d’horizon de ce qui existe&nbsp;:</span></span>
    </p>
    <p class="spip" style="line-height: 16px;">
      &nbsp;<strong class="spip">la mise en place de normes et de règlements contraignants</strong>&nbsp;(par exemple, la mise en place de pots catalytiques). Si ces mesures sont indispensables,
      elles ont bien des limites. D’abord, elles ont un coût élevé, car les nouvelles normes supposent en général des équipements plus complexes que les précédentes. Elles sont difficiles à contrôler
      et à faire respecter. Elles sont édictées d’une manière qui favorise le lobbying et donc les acteurs les plus puissants par rapport aux plus faibles.
    </p>
    <p class="spip" style="line-height: 16px;">
      &nbsp;<strong class="spip">la taxation traditionnelle</strong>&nbsp;(exemple la TIPP, taxe intérieur sur les produits pétroliers en France). Elles sont peu visibles du public car inclus dans le
      prix global, leurs effets dissuasifs ne sont pas évidents, l’argent récolté par les caisses de l’Etat se perd dans les budgets publiques. Ces taxations sont donc critiqués comme les autres
      impôts et sont donc impopulaires.
    </p>
    <p class="spip" style="line-height: 16px;">
      &nbsp;<strong class="spip">les avantages fiscaux&nbsp;:</strong>&nbsp;accordés, par exemple, pour des travaux d’isolation d’habitations ou pour l’achat d’un véhicule peu polluant, ils ont au
      contraire l’avantage d’être parfaitement visible. Par contre, ils sont limités à certains acteurs (ceux qui peuvent investir dans ces nouvelles technologies) et grèvent le budget des pouvoirs
      publics.
    </p>
    <p class="spip" style="line-height: 16px;">
      &nbsp;<strong class="spip">les marchés d’émissions polluantes&nbsp;:</strong>&nbsp;lors de leur création, ils ont considérés comme la panacée, par certains observateurs. Depuis, on s’est aperçu
      que leur efficacité dépendait des quantités de permis attribuées, et que, de toute manière, ces marchés ne pouvaient réguler que des niches industrielles précises, alors que les problèmes sont
      bien plus globales.
    </p>
    <p class="spip" style="line-height: 16px;">
      &nbsp;<strong class="spip">le recours à l’emprunt</strong>&nbsp;: préconisés par de nombreux observateurs, sur le modèle du New Deal, sa nécessité ne peut être mise en doute. Mais cela
      suffira-t-il&nbsp;? Et puis, n’est-il pas dangereux de faire payer encore à nos enfants le règlement de nos turpitudes alors que nous avons déjà consommés une grande partie des ressources
      naturelles qui devraient leur revenir&nbsp;?
    </p>
    <p class="spip" style="line-height: 16px;">
      On le voit, toutes les mesures utilisées actuellement sont indispensables, mais ont, toutes, de sérieuses limites. Si nous n’inventons pas d’autres politiques publiques, les solutions
      techniques indispensables ne pourront sans doute pas être mise ne place à temps. LA solution défendue par de nombreux écologistes est celle de&nbsp;<strong class="spip">la Taxe
      Carbone</strong>. Rappelons son principe&nbsp;: chaque acteur, particulier ou entreprise, paie une taxe en fonction de sa production de carbone rejeté dans l’atmosphère. Certains experts
      peaufinent cette proposition en imaginant que cette taxe augmente au fur et à mesure des années, laissant la possibilité à chacun de changer progressivement ses habitudes de vie et de
      consommation. La taxe carbone a des qualités certaines&nbsp;: d’abord elle est la première mesure a responsabiliser les acteurs en place, elle laisse à chacun le choix de continuer à émettre
      beaucoup de dioxyde de carbone, mais en en payant directement le prix&nbsp;: elle est donc basée sur le respect de la liberté des acteurs, respect devenu incontournable dans le monde actuel.
      Autre vertu, cette taxe est proportionnelle à un dégât particulier, repéré, compréhensible par tous. Enfin, la croissance progressive de la taxe laisse à la fois le temps à chaque acteur de s’y
      adapter, et devrait la rendre de moins en moins tolérable à terme. La taxe carbone a aussi la vertu de «&nbsp;travailler&nbsp;» à la fois sur l’émission de carbone mais aussi, indirectement,
      sur l’utilisation des hydrocarbures et autre combustibles fossile, dont nous savons tous qu’ils sont une ressource précieuse. Pourtant, en 2009, aucun Etat ne l’a mis en place. Comment
      expliquer cette méfiance&nbsp;? La première raison est qu’il s’agit d’une taxe, ce qui n’est guère populaire à notre époque, les hommes politiques ont peur d’y laisser des plumes. Et puis, la
      libéralisation du commerce va dans le sens inverse avec la diminution des taxations. La taxe carbone semble, jusqu’ici, aller à contre-courant de l’Histoire. Il est prévisible que sa mise en
      place de manière unilatérale entraîne des plaintes à l’OMC. Et on ne peut attendre que les Etats se mettent d’accord entre eux, c’est trop compliqué.
    </p>
    <p class="spip" style="line-height: 16px;">
      Enfin, dernière solution proposée&nbsp;:&nbsp;<strong class="spip">une taxation écologique dont les ressources seraient utilisées pour diminuer les charges sur le travail.</strong>&nbsp;L’idée
      séduisante de cette taxe écologique qui compenserait la taxation du travail est une mauvaise idée, car elle se révélera inefficace et même contre-productif pour les enjeux environnementaux du
      XXIéme siècle.&nbsp;<strong class="spip">Inefficace</strong>&nbsp;car le coût du travail signifie le coût de nos retraites, de notre chômage et de nos maladies et la taxation écologique n’a
      rien à faire pour remplacer la solidarité nationale. Sa mise en place aurait les mêmes effets pervers que la TIPP&nbsp;: il faudra conserver les mauvais comportements pour être sûr de disposer
      de suffisamment de ressources pour alimenter les retraites et les caisses maladies&nbsp;!<strong class="spip">Contre-productif</strong>&nbsp;car l’instauration de cette taxe serait vécue comme
      une remise en cause du pacte républicain autour de la sécurité sociale et la retraite par répartition auquel les français sont très attachés. Plus grave, cette réforme opposerait le "peuple de
      gauche" et les écologistes, ce qui serait catastrophique car le projet écologique a besoin d’un consensus.
    </p>
    <p class="spip" style="line-height: 16px;">
      En conclusion, on peut donc dire que, si les solutions existantes ont montré leurs limites, les solutions proposées jusqu’à maintenant ne sont pas satisfaisantes. D’où l’intérêt
      des&nbsp;<strong class="spip">contributions incitatives</strong>&nbsp;!
    </p><br style="clear: both;">
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 11 Dec 2010 07:27:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">d7a085d6f22689e1636a50fb34787b05</guid>
                <category>politique durable</category>        <comments>http://www.fiscalite-environnementale.net/article-les-solutions-politiques-et-fiscales-existantes-aujourd-hui-63777255-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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